Rapport à l'argent

Les naissances des autres : liste de naissance, baby shower, cadeau

Il y a eu la vague des mariages, et puis vient celle des naissances. Un faire-part, un lien vers une liste de naissance, une invitation à une baby shower, une cagnotte au bureau pour le collègue qui devient papa. Chacune de ces demandes est sympathique, et prise à part, aucune ne paraît chère. C’est exactement pour ça qu’elles finissent par peser.

Mon avis : fixe-toi un montant par naissance, en fonction de la proximité, et tiens-le, quel que soit le format (liste, cagnotte, cadeau perso). Le geste compte bien plus que le prix, et les jeunes parents le savent mieux que personne.

Combien donner pour un cadeau de naissance ?

Il n’existe aucun montant attendu. Je raisonnerais par cercles. Un vrai cadeau pour les proches (famille, amis très proches), une participation modeste pour les amis. Et pour les collègues et les connaissances, une petite contribution, voire un simple mot. Ce qui compte, c’est que le montant soit tenable pour toi, naissance après naissance.

Pourquoi ça s’accumule sans qu’on le voie

Les naissances arrivent par vagues, souvent à l’âge où tout un cercle d’amis s’installe. Et chaque naissance peut déclencher plusieurs dépenses. La baby shower avant, le cadeau à la naissance, la visite à la maison avec un petit quelque chose. Puis parfois le baptême ou une fête, quelques mois plus tard.

Du coup, une seule naissance peut coûter trois fois. Et quand il y en a quatre ou cinq dans l’année, sans compter celles du bureau, le total peut ressembler à un petit voyage. Le problème, ce n’est pas l’argent en soi, c’est qu’on ne l’a jamais prévu.

La liste de naissance, une bonne idée

Je trouve que la liste de naissance est une invention plutôt saine. Les parents reçoivent ce dont ils ont besoin, et toi, tu choisis un objet dans ton budget sans te demander s’il va finir au fond d’un placard. Il y a en général des articles à tous les prix, et rien n’oblige à prendre le plus cher.

Le petit piège, c’est l’effet de groupe. Tu vois ce qui a déjà été offert, tu as peur de paraître radin, et tu montes d’un cran. Je garderais en tête que personne ne compare vraiment, et qu’un body ou un livre choisi avec soin fait tout autant plaisir qu’une poussette (enfin, presque).

La baby shower, l’événement de trop ?

La baby shower, c’est plus récent en France. Ça ajoute un événement de plus, avec souvent un cadeau dédié, en plus de celui de la naissance. Si tu y vas, je ne ferais pas deux cadeaux : un seul, apporté à la baby shower, suffit largement. Tu peux le dire simplement aux organisateurs, et c’est rarement mal pris.

Et si tu ne peux pas y aller, ce n’est pas grave non plus. Un message aux futurs parents, une participation à la cagnotte si elle existe, et tu restes présent à ta façon.

Le bureau et les cagnottes

Les cagnottes de naissance au travail sont un cas à part. Tu ne connais pas toujours bien la personne, et tu ne sais jamais trop combien les autres mettent. Je donnerais une petite somme fixe, la même pour toutes les cagnottes du bureau (naissance, départ, mariage), et je ne réfléchirais plus. J’en parle plus en détail dans les cagnottes et cadeaux au bureau.

Un exemple avec des chiffres

Nora a quatre naissances autour d’elle cette année : sa sœur, deux amies proches et un collègue. Elle décide de 80€ pour sa sœur, 40€ pour chacune de ses amies, et 10€ pour la cagnotte du collègue. Soit 170€ sur l’année, environ 15€ par mois mis de côté. Quand le troisième faire-part arrive, elle sait déjà ce qu’elle peut mettre, et elle n’a pas à y réfléchir.

Quand tu dois dire non

Parfois, le budget ne suit pas, surtout si plusieurs naissances tombent en même temps qu’une période serrée. Dans ce cas, je pense qu’il vaut mieux faire simple que de s’endetter pour un cadeau. Un cadeau d’occasion en très bon état fait très bien l’affaire (c’est souvent un bon calcul pour les affaires de bébé). Un cadeau fait main aussi. Et un vrai coup de main aux parents (un repas apporté, une soirée de garde plus tard) vaut bien des objets neufs.

Et si on te pousse vers une participation trop élevée, dire que c’est trop cher pour toi reste plus simple et plus honnête qu’une excuse inventée.

Dans les 3 comptes

Ces dépenses ne relèvent pas vraiment du Plaisir, puisque tu ne choisis ni le moment ni l’occasion. C’est le même cas que les mariages des autres : des dépenses imposées par la vie des autres. Elles débordent dès qu’elles n’ont pas de place prévue, et finissent par grignoter le budget des sorties.

Je ferais une seule provision annuelle pour tous les « événements des autres » : mariages, naissances, anniversaires ronds, départs. Un petit virement chaque mois, et quand le faire-part arrive, tu sais déjà combien tu peux mettre. Le bébé a ses cadeaux, et ton budget ne s’en aperçoit presque pas.